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HISTOIRE DE L'HÔTEL

Histoire de l'hotel
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Histoire de l'hotel
Histoire de l'hotel

Pour comprendre l’histoire de l’hôtel, nous vous invitons à descendre vers la salle des petits déjeuners…

Tout a commencé au XVIIème siècle avec le couvent des Filles de la Conception, qui allait de la rue Royale à la rue Cambon. Ce couvent appartenait au Président du Parlement Théodore de Nesmond qui le légua aux religieuses en 1637, comme dot de sa fille Olive, à son entrée dans cet ordre. Il ferma en 1790.

En 1807, les rues Duphot et Richepanse (maintenant Chevalier de Saint-Georges) furent construites à travers l’ancien couvent dont seules les caves ont été épargnées.

Vous aurez donc l’occasion de prendre votre petit déjeuner dans une salle datant du début du XVIIème siècle!

Mais ce n’est pas tout…

A la fin du XIXème, vers les années 1880, l’hôtel, qui s’appelait alors l’hôtel Richepanse, a eu l’honneur d’héberger, à plusieurs reprises, et pendant de longues périodes, le compositeur russe Piotr Tchaïkovski. Voici quelques extraits de lettres qu’il a envoyées de l’hôtel :

« 3-15 janvier 1883, Mon cher Nicolacha, Il faut écrire Richepanse avec un s. j’ai trouvé l’hôtel Richepanse très propre et très charmant (…). Aujourd’hui je vais m’installer, et à partir de demain, je vais commencer à travailler. »

« 28 avril – 10 mai 1883, Chère Levouchka, Je vais partir dans une semaine, il faut que tu continues à adresser les lettres à l’hôtel Richepanse, et à Monsieur Belard si elles contiennent de l’argent. C’est le propriétaire de l’hôtel. C’est un gentil vieux qui m’aime bien, Modeste (mon frère) aussi, et qui s’intéresse à Tania.»

« 22 février 1884, Hier soir, je suis arrivé à Paris, les Belard étaient très heureux de me voir et ils m’ont annoncé avec joie que la chambre 21 était libre. La chambre m’a fait penser à des choses agréables et tristes à la fois. Combien d’émotions ont été éprouvées ici, combien de cahiers de musique ont été écrits, combien d’encre utilisée… »

« Chère Panichka, Après avoir passé deux jours à Berlin, je me suis dirigé vers Paris où je suis descendu au Richepanse, dans la même chambre où j’ai vécu pendant cinq mois l’année dernière… »

« 22 mars 1889, Modeste, Paris est ravissant et je me sens comme chez moi. Les Belard étaient ravis de mon arrivée. Je suis au premier étage car la 21 est occupée. Je dépense beaucoup trop d’argent. J’ai commandé chez Tremblet beaucoup de linge et chez Nicolas deux costumes. J’ai un peu honte de dépenser autant mais mes affaires se sont abîmées. Je mange dans les restaurants chics. J’ai passé les deux soirées au théâtre. La première fois au Gymnase (…) Hier, j’étais au grand Opéra. Hamlet était interprété remarquablement. (…) Demain, j’irai à la Comédie française. Ils donnent « Le gendre de M. Poirier » et « Les jeux de l’amour et du hasard ». En général, les théâtres sont très intéressants. J’irai presque tous les soirs même si c’est fatiguant. Je vais rester encore une semaine. Ah, comme j’aime mon cher Paris ! »

« 12 avril 1889, A Jurgenson, Mme Belard va probablement augmenter le prix, mais je te conseille de rester chez elle, je lui ai déjà parlé de toi. »

Pourquoi « Richepanse » ?

La construction de l’église de la Madeleine, commandée par Napoléon à la gloire de sa Grande Armée, a commencée en 1806. Un an plus tard, les rues Duphot et Richepanse (aujourd’hui rue du Chevalier de Saint-Georges), toutes proches de la Madeleine, ont été percées, et ont reçues les noms de deux généraux de Napoléon. Et le nom de la rue a été donné à l’hôtel.

Pourquoi « Chevalier de Saint-Georges » aujourd’hui ?

Le Chevalier de Saint-Georges (1745-1799) né en Guadeloupe, d’une mère esclave et d’un père noble, devint en France un grand compositeur que l’on appellera plus tard « le Mozart noir », il fut même à une période un intime de Marie-Antoinette (qui fut guillotinée en 1793 sur la place de la Concorde).
Le 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte a rétabli l’esclavage aux Antilles et le même jour a fait brûler toutes les œuvres du Chevalier de Saint-Georges, qui représentait pour lui le symbole de l’affranchissement des noirs. La destruction de son œuvre et les lois raciales édictées par la suite ont conduit à l’oubli total de Saint-Georges. En 2002, le Maire de Paris a souhaité lui rendre hommage en donnant son nom à la rue.

14 rue du Chevalier de Saint-George
75001 Paris
Tel. : +33 (0)1 42 60 36 00
Fax : +33 (0)1 42 60 13 03
hotel@richepanse.com